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Transitions écologiques et numériques au cœur des enjeux de l’entreprise selon le baromètre de conjoncture des TPE

Actualité | Publié le 21 décembre 2023 | Mis à jour le 02 janvier 2024

Photo illustrative

Le Baromètre des TPE de l’IFOP réalisé auprès des dirigeants de TPE, brosse le portrait de petits patrons de plus en plus conscients de l’importance des enjeux d’écologie et de transition numérique.

Le 73ème Baromètre des TPE, enquête trimestrielle menée par l’IFOP pour Fiducial porte sur la conjoncture en France et dans les entreprises (action du gouvernement, climat général et moral des patrons de TPE, emploi dans les TPE, risque de défaillance) et des questions d'actualité (importance de différents enjeux dans l'entreprise, un focus a été fait sur la transition numérique et la digitalisation des entreprises, sur la transition écologique et la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), et enfin sur le recours et l'impact de l'intelligence artificielle générative (IAG).

L'enquête a interrogé par téléphone du 4 au 22 septembre 2023 un échantillon de 1 009 chefs d'entreprises de 0 à 19 salariés réalisant plus de 50 000 € de chiffres d’affaires à l’année en incluant les auto-entrepreneurs.

Les TPE demeurent optimistes pour leur activité en dépit de craintes sur le climat général des affaires

Climat des affaires. Si seulement 26 % des TPE interrogées sont optimistes sur le climat général des affaires en France, elles sont 63 % à se dire optimistes concernant leur activité. C'est le plus haut niveau enregistré depuis 16 ans.

Emploi. Plus de 8 TPE sur 10 n'ont aucun poste vacant. On compte ainsi en moyenne 0,3 poste vacant par TPE. 12 % ont embauché depuis le 1er juillet, et 8 % ont supprimé un ou plusieurs postes.

Finances. 27 % des TPE rencontrent des difficultés financières (en baisse de 12 %), dont 13 % des difficultés très importantes (- 5 %). 33 % de celles-ci pourraient être contraintes de déposer le bilan ou cesser leur activité (dont 14 % d'ici à 6 mois, - 7 %). 7 % ont renoncé à un emprunt en raison des taux d'intérêt actuels.

Les transitions écologiques et numériques en tête des enjeux des TPE

La transition écologique : priorité numéro un

64% des TPE sont concernées par la transition écologique et 32 % estiment qu'il y a urgence à réformer les modes de production et de consommation. 54 % pensent que la prise en compte des problématiques environnementales entraîne des surcoûts de production qui réduisent leurs marges, et des contraintes administratives supplémentaires.

Cependant, 80 % ont déjà réalisé ou comptent réaliser au moins une action pour réduire l'impact négatif de leurs activités sur l'environnement : solutions de maîtrise des consommations (64 %), partenariats pour le recyclage des matériaux (49 %)....

La transition numérique demeure une priorité essentielle

Si la transition écologique est en tête des enjeux les plus importants qu'ils identifient, la transition numérique vient en deuxième position, citée par 55 % des TPE (dont 20 % qui estiment que c’est « très important »).

Les résultats se distinguent par leur forte hétérogénéité, notamment sectorielle :

  • 29 % des entreprises du BTP considèrent que cet enjeu est important ;
  • 47 % dans le secteur de l’Industrie ;
  • 52 % dans la santé ;
  • 54 % dans les services aux particuliers ;
  • à 56 % dans l’hôtellerie ;
  • 61 % dans les services aux entreprises ;
  • 70 % dans le Commerce.

A noter que les secteurs les plus concernés (Services, Hôtellerie, Commerce) sont également ceux où les activités de « Front Office » sont les plus fortement représentées.

Le numérique tiraillé entre opportunités, menaces et nécessité d’investir

Les patrons de TPE sont partagés face à la transition numérique :

  • 31 % y voient plutôt des opportunités,
  • 18 % plutôt des menaces,
  • et 48 % autant de menaces que d'opportunités.

52 % des dirigeants estiment que des investissements numériques vont être nécessaires dans les 5 prochaines années, que ce soit dans les équipements et outils de travail et dans les produits ou services tandis que 46 % considèrent que ce sera le cas pour ce qui est des compétences humaines.

Ces intentions sont relativement stables, à l’exception de celles ayant trait aux compétences humaines qui sont moins importantes.

Les intentions toujours conséquentes dans les équipements matériels peuvent s’expliquer par le fait que la numérisation irrigue désormais l’ensemble des activités de l’entreprise, ses activités commerciales mais aussi ses activités de « back office » (RH, comptabilité…).

A contrario, la moindre importance accordée aux investissements humains peut se comprendre par la prise en compte du postulat démographique que de plus en plus de collaborateurs sont nés avec le numérique (« Digital Native »), par nature plus à l’aise avec les outils numériques.

Les conséquences perçues de la transition numérique sur les TPE demeurent modérées (sauf dans le secteur du commerce)

Les dirigeants reconnaissant que la transition numérique a déjà eu des conséquences sur leur activité en matière de concurrence et d’innovation sont minoritaires, à l’exception du secteur du commerce :

  • 48 % reconnaissent que la transition numérique a déjà entrainé une augmentation de la concurrence par les prix au sein de leur secteur (-1 point par rapport à 2016), dont 59% des dirigeants évoluant dans le commerce.
  • 46 % estiment que la transition numérique a déjà entrainé l’arrivée de nouveaux concurrents sur leur secteur (+4 points par rapport à 2016), dont 52% des dirigeants évoluant dans le commerce.
  • 44 % reconnaissent que la transition numérique a déjà entrainé un accroissement de l’innovation au sein de leur secteur (-5 points par rapport à 2016), dont 62% des dirigeants évoluant dans le commerce.
  • 42 % des interviewés reconnaissent que la transition numérique a déjà entrainé un accroissement de l’innovation au sein de leur entreprise (+3 points par rapport à 2016), dont 54 % des dirigeants évoluant dans le commerce.

Le recours à l'intelligence artificielle encore minoritaire

18 % des dirigeants de TPE déclarent avoir recours aux intelligences artificielles génératives, que ce soit dans le travail ou dans le cadre privé. Ce chiffre varie fortement selon les secteurs.

La part des dirigeants qui utilisent peu l'intelligence artificielle générative (IAG) sont  :

  • 7 % pour le secteur de l’hôtellerie ;
  • 12 % pour le BTP ;
  • 15 % pour les services aux particuliers ;
  • et 15 % pour l’industrie.

A l’inverse, l’outil séduit davantage les patrons de plusieurs secteurs :

  • 20 % dans le commerce ;
  • 23 % pour les services aux entreprises ,
  • et surtout 28 % pour le secteur de la santé et de l'action sociale.

De fortes interrogations demeurent sur le bien-fondé d'y recourir :

  • 31 % considèrent cette technologie comme une opportunité pour leur entreprise (développement de l’activité, gain de temps…) ;
  • 34 % la perçoit comme une menace (disparition de certaines activités ou de métiers) ;
  • et 35 % ne les envisagent ni comme une opportunité ni comme une menace.

En savoir plus

Bernard Plainfossé | Licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0 FR

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