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Illustration chèque numérique

Chèques numériques

Des subventions offertes par votre Région pour vous aider à financer vos dépenses de transformation numérique (diagnostic, accompagnement, achat de matériel, recours à un prestataire, etc.).

Le chèque numérique : financer ses premiers pas dans le numérique

De quoi s’agit-il ?

Le chèque numérique est une subvention de plusieurs milliers d’euros délivrée principalement par les Régions pour aider les entreprises à construire un premier projet de transformation numérique, dans le cadre d’une stratégie globale de croissance des ventes et de la productivité. Accordée pour des projets d’une durée maximale de deux ans, elle correspond en général à 50% du montant HT de l’investissement réalisé et suppose donc un co-financement de la part de l’entreprise.

Il existe une très grande variété de chèques numériques : selon votre région, votre taille et votre secteur d’activité, vous pourrez bénéficier de subventions très ciblées ou au contraire d’aides plus larges. Vous ne le saviez peut-être pas mais malgré des appellations parfois très différentes, ces dispositifs ont tous en commun de pouvoir vous aider à financer vos dépenses immatérielles.

Pour quoi faire ?

Avec un chèque numérique, vous pouvez :

  • Financer un diagnostic numérique pour votre entreprise
  • Vous faire accompagner par un consultant pour construire votre stratégie numérique
  • Recourir à un prestataire pour créer un nouveau site web
  • Obtenir une aide pour le référencement de vos produits
  • Développer la présence de votre entreprise sur les réseaux sociaux
  • Vous lancer dans le commerce en ligne, etc.

Mais ce n’est pas tout : le chèque numérique peut aussi, dans certains cas, aider des entreprises à franchir un nouveau palier dans leur transformation numérique, par exemple en finançant l’achat et l’intégration de nouveaux équipements numériques de pointe. En fonction du coût du projet, le chèque numérique pourra utilement être combiné avec un prêt bancaire ou d’autres solutions de financement.

Comment y accéder ?

Ces dispositifs multiples peuvent être mis en œuvre par différents acteurs, au premier rang desquels les Régions. Les procédures pour candidater à un chèque numérique peuvent varier. Mais dans la plupart des cas, il vous sera demandé de communiquer au point de contact désigné (sur la fiche descriptive de l’aide) un dossier comprenant généralement le devis de votre prestataire ou fournisseur d’équipement.
La Région ou tout autre organisme vérifiera alors votre éligibilité et vous demandera le cas échéant de compléter votre dossier de demande. L’aide ne sera versée que sur présentation d’une facture acquittée et payée.
Une fois le projet réalisé, il pourra vous être demandé de remplir un questionnaire permettant d’évaluer l’utilisation qui a été faite du chèque numérique.

 

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Prêts et garanties

Des prêts directs à conditions préférentielles et des garanties publiques sur vos prêts bancaires pour vous permettre de débloquer les fonds nécessaires à votre projet de transformation numérique.

Prêts et garanties : financer son projet de développement par le numérique

De quoi s’agit-il ?

Le prêt bancaire reste aujourd’hui le mode de financement privilégié pour les projets de développement d’entreprise. Le niveau de financement qui vous sera accordé dépendra toutefois de l’apport personnel que vous serez en mesure de fournir (généralement autour de 30% à 50% du montant total du projet). Une garantie, calculée par votre banque en fonction de vos revenus personnels et destinée à couvrir le risque de défaillance, pourra également vous être demandée sous la forme d’un bien (véhicule, fonds de commerce), d’une caution personnelle ou solidaire, ou encore en faisant appel à un fonds de garantie.

Pour les projets numériques qui sont par nature immatériels, la recherche d’une garantie peut néanmoins s’avérer compliquée. Mais de nombreux dispositifs d’aides existent :
-    Soit pour faciliter l’octroi des prêts bancaires par la prise en charge d’une partie de la garantie (par exemple, avec le dispositif Garantie du développement des PME et des TPE de Bpifrance qui offre une couverture de 40% à 70% du concours bancaire).
-    Soit sous la forme de prêts directs proposés à des conditions préférentielles :

  • Prêts délivrés par Bpifrance, sans garantie ni caution personnelle, à condition que l’entreprise ait été créée il y a plus de trois ans : citons notamment le Prêt Croissance TPE disponible dans plusieurs Régions (compris entre 10 000 € et 50 000 €), par exemple en Bretagne, et le Contrat de Développement (entre 40 000 € et 600 000 €) pour les projets plus importants. Ces prêts sont systématiquement adossés à un financement bancaire d’un montant au moins équivalent.
  • Prêts d’honneur accordés aux créateurs d’entreprise, sans garantie ni caution, et à taux zéro, par des réseaux à but non lucratif tels que Réseau Entreprendre, France Active et Initiative France.
  • Micro-crédits (moins de 10 000 €) disponibles auprès de l’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique) en cas notamment de difficultés à contracter un prêt bancaire classique.

 Pour quoi faire ?

Dans le cadre d’un projet numérique, le prêt peut être mobilisé pour financer, entre autres :

  • Une prestation de conseil et/ou d’assistance technique pour déployer une stratégie numérique dans votre entreprise
  • Des actions de formation pour vous-même et vos salariés
  • L’acquisition d’équipements numériques et de logiciels
  • Mais aussi l’augmentation du besoin en fonds de roulement générée par le projet de développement

Comment y accéder ?

Pour bénéficier d’un prêt direct ou d’une garantie de Bpifrance, vous pouvez vous adresser à un chargé d’affaires de Bpifrance situé dans votre Région ou bien, dans le cas du Prêt Croissance TPE, effectuer une demande en ligne.

Il vous faudra également prendre l’attache de votre conseiller bancaire afin de déterminer avec lui les conditions pour pouvoir assurer le co-financement obligatoire (d’un montant au moins équivalent) du prêt que vous souhaitez contracter auprès de Bpifrance. Ce dernier ne sera en effet versé que sur présentation d’une preuve de décaissement du prêt bancaire associé. Dans le cas d’une garantie, le dossier sera envoyé directement par votre banque.

A défaut de pouvoir bénéficier d’un prêt bancaire classique ou d’un prêt direct de Bpifrance, vous pourrez vous orienter vers les services des réseaux associatifs cités plus haut (dans les catégories « Prêts d’honneur » et « Micro-crédits ») qui vous proposeront différentes formules de prêts d’honneur ou de micro-crédits.

 

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Augmenter mes fonds propres

Des solutions pour augmenter votre capacité financière et vous apporter les capitaux nécessaires à la croissance de votre entreprise, dans la continuité de votre projet de transformation numérique.

Augmenter ses fonds propres pour financer une stratégie de croissance de son entreprise par le numérique

De quoi s’agit-il ?

Les capitaux propres de l’entreprise (constitués de son capital social et des profits non réinvestis) permettent de financer une stratégie de croissance de long terme, sans obligation de remboursement en cas de perte comme le prévoit par exemple un prêt bancaire. Un accroissement des fonds propres de votre entreprise permet en général d’augmenter votre solidité financière et donc de franchir un seuil de croissance dans le développement de votre entreprise. Ce faisant, ces nouveaux fonds propres renforcent votre capacité d’emprunt vis-à-vis des banques et aux autres acteurs du financement.

La conclusion d’un pacte d’associé avec un investisseur permet, dès la souscription, de déterminer les conditions d’intervention de l’investisseur (durée – généralement plusieurs années –, rémunérations – le plus souvent lors de la sortie du capital –, et conditions de sortie).

Il existe différents moyens d’augmenter ses fonds propres, en fonction des montants recherchés :

  • Le « Love Money » (jusqu’à 50 000 € environ) consiste à faire appel à ses proches (famille ou amis)  pour qu’ils investissent leur propre argent dans votre entreprise. Ce financement, qui doit être relativement désintéressé de la part de l’investisseur, peut faciliter l’accès aux prêts bancaires.
  • Les investisseurs individuels (de 100 000 € à 1 million € maximum) sont des personnes physiques (souvent d’anciens chefs d’entreprise ou entrepreneurs) qui investissent une part de leur patrimoine dans une entreprise dont ils souhaitent soutenir le projet et qui peuvent lui apporter conseil, accompagnement et expertise tout au long du développement de son projet.
  • Les fonds d’investissement en capital (plus d’1 million €) sont des sociétés (souvent rattachées à des banques, des grandes entreprises ou des organismes financiers) investissant du capital dans des entreprises présentant un fort potentiel d’évolution. Les fonds d’investissement se distinguent par leur spécialité (secteur, type de technologie) et leurs montants d’intervention.
  • Le PEA-PME (plan d’épargne en actions-PME) permet aux entreprises de moins de 5000 salariés et dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 1500 millions € de financer une augmentation de capital auprès des épargnants individuels à travers l’émission de titres (actions, obligations convertibles…).

Pour quoi faire ?

Au-delà du financement d’un projet bien déterminé, l’accroissement des fonds propres permet de financer la croissance de l’entreprise sur le long terme, dès lors que le potentiel de développement de ses produits ou services est élevé et nécessite pour l’entreprise un changement d’échelle que les subventions publiques et prêts bancaires ne sont pas en mesure de financer.

Ce mode de financement ne saurait donc être mobilisé pour financer une prestation de conseil unique ou un achat ponctuel de matériel, mais plutôt en soutien à une stratégie de développement de l’activité de l’entreprise susceptible de faire évoluer le « modèle d’affaires » lui-même (extension des capacités productives, déploiement sur de nouveaux marchés, introduction d’une technologie innovante à l’échelle de l’ensemble de l’entreprise, etc.).

Comment y accéder ?

Choisir un investisseur peut s’avérer compliqué, compte tenu de la multitude d’options existant sur le marché. Le plus simple est de demander conseil à son conseiller bancaire, à son correspondant Bpifrance, à son interlocuteur de la Région qui pourra vous orienter vers les fonds d’investissement disponibles localement en fonction du profil de votre entreprise et de vos projets.

Il existe également au niveau national plusieurs associations fédérant des acteurs à la recherche d’opportunités d’investissement, par exemple : la Fédération Nationale des Business Angels pour les investisseurs individuels, ou France Invest pour les fonds d’investissement en capital.

S’agissant d’une stratégie d’augmentation de ses fonds propres, la recherche du financeur le plus adapté à vos besoins peut prendre plus de temps que pour les modes de financement plus traditionnels, mais une fois le bon partenaire trouvé, c’est la garantie de pouvoir disposer de la totalité des fonds nécessaires rapidement et de pouvoir financer sans contrainte vos différents projets.

 

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Autres financements

Des plateformes numériques qui proposent des solutions innovantes, fondées sur le principe de l’économie collaborative, pour élargir votre horizon de financements possibles.

Nouveaux procédés de financement : recourir à l’économie collaborative pour financer son projet de transformation numérique

De quoi s’agit-il ?

L’émergence récente de l’économie collaborative a permis le développement de nouvelles solutions permettant de faire se rencontrer plus facilement et plus rapidement offre et demande de financement pour soutenir la réalisation d’un projet. Prenant appui principalement sur des plateformes en ligne, ces solutions peuvent s’avérer adaptées pour financer des projets dans le domaine de la transformation numérique.

Parmi les procédés de plus en plus utilisés par les entreprises, on peut citer :

  • Le financement participatif (ou « crowdfunding », c’est-à-dire « financement par la foule ») qui permet à des particuliers mais aussi à des investisseurs individuels professionnels de contribuer par de petits montants à la réalisation d’un projet. Ce mode de financement peut vous permettre d’accéder à un nombre potentiellement très élevé d’investisseurs de manière complètement dématérialisée sur une plateforme en ligne. Le financement participatif prend le plus souvent la forme de dons (sans contrepartie ou bien avec une contrepartie en nature définie librement par le porteur de projet), mais il peut aussi porter sur des prêts (« crowdlending », avec ou sans intérêt), voire sur la souscription de titres de l’entreprise. C’est le porteur de projet qui pose, dès le départ, les conditions de participation et les niveaux d’intervention (montants) souhaités.
  • L’échange inter-entreprises permet à une entreprise de céder un bien ou d’assurer une prestation de service à une autre entreprise et d’obtenir en retour un autre bien ou service de la part de n’importe quelle autre entreprise enregistrée sur la plateforme en ligne. Vous pouvez ainsi régler des achats de biens et services sans sortie de trésorerie. L’échange entre entreprises se fait au moyen d’une unité de compte propre à la plateforme qui permet d’attribuer un prix aux biens et services proposés par l’ensemble des entreprises présentes.

Pour quoi faire ?

Les financements issus de l’économie collaborative peuvent être un bon complément aux chèques numériques, prêts et apports en fonds propres que votre entreprise peut mobiliser par ailleurs pour sa transformation numérique. Ces modes de financement apparaissent bien calibrés pour financer des projets précis dont les contours et les objectifs peuvent être facilement identifiables par un public large (un public non averti doit comprendre facilement votre projet et savoir où il met son argent). Ce faisant, votre entreprise et votre projet bénéficieront d’une mise en valeur auprès d’un nombre élevé d’investisseurs ou même de partenaires potentiels dans le cas de l’échange inter-entreprises.  

Comment y accéder ?

Les plateformes de financement participatif et d’échange inter-entreprises sont directement accessibles sur Internet. Les conditions varient d’une plateforme à l’autre. L’utilisation est généralement payante pour le porteur de projet qui doit régler notamment des frais d’inscription et/ou de mise en ligne de son projet sur la plateforme, voire une commission prélevée sur le projet financé (dans le cas du crowdfunding).

Il existe de très nombreuses plateformes de financement participatif en France, certaines étant spécialisées sur des secteurs ou types de projets.  Le site d’information des Chambres de commerce et d’industrie sur les aides aux entreprises recense une liste de plateformes nationales et régionales disponibles en France.

Plusieurs plateformes d’échange inter-entreprises ont également émergé en France ces dernières années (ACTIF de CCI France, France Barter, CIT Barter, B2B EN-TRADE, PrestaSwap, etc.).

 

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